La salle de crise du service diplomatique opérationnelle

(crédit : Conseil UE)

(BRUXELLES2) La Haute représentante de l’Union, Cathy Ashton, a inauguré aujourd’hui la nouvelle « salle de crise opérationnelle » (situation room) du service diplomatique (SEAE). Cette salle sera équipée 24h/24, 7 jours sur 7, et permettra de :

  • rassembler, gérer et développer toutes les capacités de connaissance de la situation et de permanence du service diplomatique ;
  • s’assurer que le service diplomatique puisse disposer de la meilleure connaissance du terrain, avec des informations mises à jour en permanence, sur la situation mondiale, en particulier dans les zones où sont impliquées des délégations de l’UE ou des missions civiles ou militaires de la CSDP/PSDC (service de première ligne), ainsi que d’évènements ou situation qui peuvent affecter le personnel diplomatique ;
  • fournir un soutien à l’action politique de la plateforme de crise du SEAE ;
  • développer des relations avec les centres de coordination de crise équivalents existants dans les organisations internationales ou dans les 27 États membres de l’UE (NB : en général, ces structures de crises se situent au niveau des ministères des affaires étrangères. Selon les pays, elles sont parfois très développées, soit se résument à un diplomate de permanence joignable par téléphone).

Commentaire : Ce nouvel équipement n’est pas proprement nouveau. Il regroupe des effectifs faisant déjà ce type de veille soit au sein de l’Etat-Major de l’UE ou du SitCen (les watchkeepers), soit des services de diplomatie ou des relations avec les Délégations. Mais il a l’avantage de correspondre au nouvel ordonnancement du service diplomatique en regroupant ces diverses fonctions, auparavant éparses, avec un effet d’affichage. Ce qui manquait grandement, notamment lors des grandes crises, par exemple pour le séisme en Haïti.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).