Une conférence sur la Palestine

(BRUXELLES2) Il faut « sortir de l’impasse actuelle (et) entamer d’urgence des négociations » sur le processus de paix au Proche-Orient, c’est le message principal des Européens tel qu’il ressort du Sommet européen. « Seule la reprise de négociations directes pourrait offrir une chance réelle d’améliorer la situation sur le terrain ». Si les 27 soutiennent « sans réserve » la demande de la Haute Représentante visant à « ce que le Quartet crée de toute urgence une perspective crédible de relance du processus de paix ». Peu de diplomates y croient vraiment, et pas seulement du coté français, chacun recherche de nouvelles voies. L’initiative française de convoquer une conférence, à Paris, chargée « de fournir un soutien économique à la construction d’un État palestinien dans le cadre d’une relance du processus de paix » a ainsi été approuvée généreusement. Une sorte de conférence des donateurs où toutes les discussions sont possibles. 

Il y a urgence

En effet ! Ce sommet était la dernière réunion (ordinaire) des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE avant l’échéance de septembre et la volonté palestinienne de voir reconnaitre officiellement l’Etat palestinien. Et les Européens sont aujourd’hui divisés. Entre des Etats qui ont déjà reconnu l’Etat palestinien (Chypre) ou seraient prêts à le faire (Espagne) et ceux qui le refusent mordicus (Pays-Bas, république Tchèque et Allemagne), il existe différentes palettes d’opinion qu’il importe d’unifier. Cette conférence « devrait permettre justement – a précisé Nicolas Sarkozy – à l’Europe d’avoir une position commune, et de mettre chacun devant ses responsabilités : qui veut la paix ou non ? »