L’UE doit s’impliquer dans un cessez-le-feu en Libye, dit le Parlement

(BRUXELLES2) Le rapport Gualtieri, adopté par le Parlement mercredi 11 mai, pointe aussi les divisions européennes sur la Libye. Le Parlement « déplore que les États membres de l’Union se montrent réticents à définir une position commune sur la crise en Libye ». Il met en garde sur le fait que un « usage disproportionné de la force » qui outrepasse le mandat de la résolution 1973 du Conseil de sécurité. Mais surtout, il invite la Haute représentante « à prendre des mesures concrètes afin de garantir au plus tôt l’instauration d’un cessez le feu, pour stopper l’effusion de sang et la souffrance de la population libyenne », à « jouer un rôle prépondérant et direct pour mettre en avant des initiatives politiques dans ce sens ».

L’objectif : le changement de régime

Le Parlement européen ne se leurre pas ; l’objectif est le changement de régime. Il est « essentiel de travailler en étroite collaboration avec le Conseil national de transition, l’Union africaine et la Ligue arabe afin de canaliser le conflit militaire en cours en l’orientant vers des solutions politiques et diplomatiques, y compris l’objectif de garantir la fin du régime de Kadhafi » souligne le Parlement européen, qui demande également la mise en place d’« une réponse commune aux récents événements en Libye (…) indispensable pour la mise au point d’une nouvelle approche crédible pour la dimension méridionale de notre politique de voisinage ».

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).