Situation toujours tendue à la frontière avec l’Ossétie du Sud

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(BRUXELLES2) Après l’incident du 18 mai (deux Géorgiens blessés gravement par balles), la mission européenne d’observation en Géorgie (EUMM) a tenté d’y voir plus clair entre les « incohérences et les contradictions » des témoignages. Elle a enquêté sur le terrain auprès de la population, de la police locale, du personnel médical. Et le résultat ne penche pas en faveur de la légitime défense des forces sud-ossètes. « La mission n’a jusqu’à présent trouvé aucune information pour étayer la version de l’Ossétie du Sud que leur patrouille frontalière a essuyé des tirs et agi en légitime défense » précise ainsi le porte-parole d’EUMM, où on ne cache pas une certaine préoccupation.

Augmentation des patrouilles d’EUMM

« Cet incident soulève d’importantes questions sur la sûreté et la sécurité des civils dans les zones proches de la frontière administrative ». Une nouvelle réunion du mécanisme de prévention (IPRM) est ainsi prévue le 17 Juin, avec tous les protagonistes (Géorgie, Russie, Ossétie du Sud). Mais la situation reste tendue. Les forces de sécurité de Géorgie ont augmenté « leur présence dans la région limitrophe de la frontière administrative (NB : près d’Akhalgori) » a ainsi précisé, dans un communiqué, EUMM confirmant ainsi certaines rumeurs locales. Et les observateurs restent « préoccupés sur les possibles implications pour la liberté de mouvement de la population locale » de ces mesures. De son coté, EUMM a aussi augmenté ses propres patrouilles et sa présence visible dans ces régions et prie chacun de rester calme « we urges restraint from all sides to maintain security and stability for the local population ».