Une mission d’évaluation du service diplomatique en Côte d’Ivoire

La question du retour des réfugiés - ici une mission du HCR au Liberia - comme du désarmement et de la réconciliation des différentes milices est au coeur du processus de reconstruction en Côte d'Ivoire (crédit : HCR mars 2011)

(BRUXELLES2) Une mission exploratoire du service diplomatique européen (SEAE) est partie pour la Côte d’Ivoire et devrait être à pied d’oeuvre complètement demain. Dirigée par le directeur du département « réponse de crises », Agostino Miozzo, et le directeur du département Afrique, Nicholas Wescott (qui connaît bien la Côte d’Ivoire pour avoir été ambassadeur britannique jusqu’à peu dans ce pays, résident au Ghana), elle comprend une palette d’experts européens selon le format de celui employé à « Benghazi ». Les experts viennent, en effet, d’un peu partout : du service diplomatique, des instruments de la politique étrangère (FPI), de la DG Développement, de la DG Affaires humanitaires (ECHO), et de la direction de planification et gestion des crises (CMPD).

Politique, économie, humanitaire, services de sécurité…

L’objectif de la mission est de faire le tour des dossiers dans lequel l’Union européenne peut être impliquée, qu’ils soient politiques (nouveau gouvernement, réconciliation…), militaires — le processus de désarmement, démobilisation et réconciliation (DDR), et la réforme des structures de sécurité (RSS), qualifiés de « domaines d’engagement prioritaires »—, humanitaires ou économiques. A l’ordre du jour figurent, en effet, la levée des sanctions et le paquet d’aides que l’Union européenne pourrait dégager, et de façon plus générale, le « relèvement » de la Côte d’Ivoire et les droits de l’homme. L’enquête sur les auteurs des massacres durant les derniers évènements devrait également être abordée.

Durant les deux jours sur place – 29 et 30 avril – la mission a prévu ainsi de rencontrer les autorités légales du pays – le Président Alexandre Ouattara et le Premier ministre – mais aussi la société civile et, « si possible », l’opposition politique.

L’objectif n’est cependant pas d’aboutir à des décisions mais de présenter suffisamment d’éléments pour des décisions à venir tant au niveau de la Commission européenne ou de la Haute représentante de l’UE que des ministres des Affaires étrangères des 27.