Le contrat définitif pour les A400M signé à Séville jeudi

Le Prince de Galles aux commandes de l'A400M (crédit : Airbus military)

(BRUXELLES2) L’avenant au contrat des avions A400M va être signé, jeudi (7 avril) à Madrid, entre le président d’Airbus Military, Domingo Urena, et le représentant de l’OCCAR (l’Organisme européen de gestion des programmes d’armement * qui représente les intérêts des nations participant au projet), Patrick Bellouard. La ministre de la Défense espagnole, Carme Chacon participera à l’événement ainsi que des représentants des gouvernements des pays participant au programme A400M, précise-t-on du coté espagnol. C’est la fin d’une saga qui a duré plus de deux ans, avec divers rebondissements et tensions entre le constructeur et ses clients mais aussi entre partenaires (notamment entre Français et Allemands) sur le partage de la « douloureuse » résultant du retard d’Airbus military à livrer la machine et des coûts supplémentaires techniques.

L’A400M semble aussi sortir du trou noir. Il continue ses vols d’essai – avec 4 appareils différents – a passé, avec succès le 24 mars, selon un communiqué d’Airbus, le VMU (velocity minimum unstick) c’est-à-dire la vitesse minimum de décollage. Test obligatoire avant de commencer maintenant les vols en mode « civil ». Quant à ses qualités à l’exportation, elles restent intactes, l’A400M n’ayant pas de concurrent disponible à l’horizon des années 2020. L’échec de l’offre d’Airbus sur les ravitailleurs US ne signifie pas une fermeture totale du marché US (même si certains analystes l’ont interprété ainsi) ; au contraire, paradoxalement, il pourrait davantage ouvrir la voie à l’A400M que si la firme européenne avait emporté le marché.

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(*) Organisation Conjointe de Coopération en matière d’ARmement