Le cap des 400.000 personnes ayant fui la Libye est franchi

(BRUXELLES2) Plus de 400.000 personnes ont effectivement fui la Libye. Ce chiffre augmente régulièrement. Si la Tunisie et l’Egypte en ont accueilli le plus grand nombre (respectivement 205.000 et et 162.000), certains pays plutôt arides ont aussi accueilli plusieurs milliers de personnes : 18.000 au Niger (en hausse assez rapide) et 5.000 au Tchad. Environ 12.000 personnes restent coincées dans les zones frontalières : environ 7.000 vers la Tunisie, 4.800 vers l’Egypte. La proportion de Libyens qui franchissent la frontière est en augmentation (1/3 désormais des arrivées). Mais dans les personnes à évacuer, ce sont essentiellement les Africains comme les Tchadiens et Soudanais qui nécessitent une assistance extérieure ; certains craignant d’ailleurs le retour chez eux. Il reste également 2500 Tchadiens à Benghazi, qui restent à rapatrier, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM).

A l’intérieur de la Libye, l’aide commence à arriver. Par route ou par air à l’est du pays, par mer à l’ouest. Un premier avion d’aide humanitaire, en provenance du Qatar, est ainsi arrivé à Tobrouk dans la nuit de mercredi à jeudi. Tandis qu’un bateau de pêche affrété par l’ONG allemande « Action Medeor », spécialisée dans l’apport de matériel médical et médicaments, a pu accoster à Misrata (ouest) pour ravitailler l’hôpital.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).