Pour Nick Clegg, la no fly zone suppose d’avoir résolu la question légale (ONU)

Cathy Ashton et Nick Clegg au VIP Corner le 2 mars (crédit : Commission européenne / EBS)

Nick Clegg, le vice-premier ministre britannique, était en visite, mercredi, à la Commission européenne. Et son propos a été très clair sur ce qui se déroule dans le monde arabe, et en Libye en particulier.

« Avec de tels évènements qui vont aussi vite, nous avons besoin de planifier, d’anticiper, de regarder toutes les mesures possibles d’urgence. C’est pour cela qu’on doit envisager toutes les meures y compris une « no fly zone ». (Mais) il y a clairement des questions légales à résoudre. » Sous entendu la résolution des Nations-Unies. Il se démarque ainsi de son collègue de gouvernement le conservateur David Cameron qui avait estimé, dans un premier temps, qu’il y avait des cas où on avait pu agir sans résolution des Nations-Unies.

Nick Clegg ajoute également « Comme en 1989, l’Union européenne doit répondre à cet exceptionnel événement. Les instruments, les institutions, les politiques que l’on déploie dans Afrique du Nord et Moyen-Orient doivent être revus complètement, sur la base du principe de générosité. C’est un exceptionnel moment pour démontrer que l’on peut répondre avec tout le courage et l’imagination que l’on peut avoir. Le ‘business as usual’ n’est plus possible aujourd’hui. »

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).