Près de 300.000 ont déjà quitté la Libye. Des milliers de migrants encore bloqués

Près de 300.000 ont déjà quitté la Libye. Des milliers de migrants encore bloqués

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Arrivée de réfugiés à la frontière tunisienne (© Kate Thomas/IRIN)

Les derniers chiffres fournis par l’Organisation internationale pour les migrations (IOM) sont précis. Au 14 Mars, 287,846 personnes avaient quitté la Libye. La moitié par la Tunisie (154.186) les autres par l’Egypte (120.986), le Niger (3.580), l’Algérie (9.094). Aucune information ne provient des réfugiés arrivant au Soudan. Ce chiffre est donc un minimum.

Des migrants bloqués en Libye. Situation très difficile autour de l’aéroport de Tripoli

Selon les informations parvenues à l’OIM, il reste encore 19.000 migrants bloqués à la frontière libyenne avec la Tunisie et l’Egypte. Et le nombre d’Africains bloqués autour de l’aéroport de Tripoli a augmenté de façon importante dans les derniers jours. On savait qu’il y en avait plusieurs milliers « dans des conditions très difficiles », comme l’avait confié, il y a plusieurs jours déjà, un diplomate européen à ‘B2’ qui avait pu se rendre de visu sur place. Selon l’OIM, le nombre de réfugiés atteint maintenant 1 km2. Ce qui peut représenter plusieurs dizaines milliers de personnes.

Le rapatriement trop lent en Tunisie

En Tunisie, le problème reste l’évacuation de ces réfugiés. L’UNHCR estime qu’il n’y a pas assez de moyens à long courrier. Et il y a davantage de réfugiés qui arrivent chaque jour à la frontière tunisienne qu’il y en a qui repartent, selon le ministère de la santé tunisien. Ainsi 3186 personnes sont arrivés au camp de Choucha, situé à 25 kms de la frontière, les 12 et 13 mars, la moitié étant des Ghanéens (1615). Mais seulement 2000 personnes en sont partis. Autre problème : les Somalis et Erythréens qui n’ont nul part où aller. La typologie des personnes arrivants commence également à changer : notamment la proportion des femmes et enfants arrivant à ce camp continue d’augmenter.

La traversée du désert au Niger

Au Niger, où même s’il n’y a pas un nombre important, les conditions ne sont pas évidentes. Une escorte militaire a été organisée pour rapatrier ces gens de la frontière à Niamey, soit un voyage de quatre jours dans le désert.

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