Cathy Ashton pense à étudier une opération PeSDC de soutien humanitaire en Libye… (Maj)

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« Nous devons êtres prêts à augmenter notre assistance à la population libyenne elle-même. (…) J’ai demandé à mes services d’étudier, sur la bse d’une planification prudente, un possible engagement de la PeSDC (Europe de la défense) pour soutenir les efforts actuels d’évacuation et humanitaires ». Voici ce que vient d’annoncer Catherine Ashton, la diplomate en chef de l’UE, devant le Parlement européen à Strasbourg aujourd’hui (merc 9 mars), avant d’ajouter : « Comme toujours avec les options de la PeSDC, elles doivent être analysées avec prudence. Et nous aurons besoin de réponses appropriées sur la question du mandat, des ressources et des objectifs clairs ». La Haute représentante a refusé d’aller plus loin.

Surveillance maritime et mission SSR

Selon les informations communiqués à ‘B2’ par un diplomate européen de haut rang, toute une palette d’options peuvent également être envisagées dans ce cadre de « prudent planning », notamment une surveillance maritime renforcée « si cela était nécessaire » (mais pas l’option de No fly zone évoquée « dans d’autres institutions » – NB : Otan et Ligue Arabe). « Nous voulons aussi envisager les hypothèses de l’après crise avec des moyens d’assistance à la réforme du secteur de sécurité (SSR) pour bâtir dans le cadre d’un État de droit de nouveaux instruments et institutions de sécurité. »

Cathy, Un pied à l’UE, un pied à l’OTAN

Le Conseil des ministres des Affaires étrangères, exceptionnel, de jeudi (10 mars) a été planifié pour permettre à la Haute représentante d’assister à la réunion des ministres de Défense de l’OTAN où elle arrivera à 14h pour rester jusqu’à 16h30. Sa présence au Conseil des Affaires étrangères de l’UE aura ainsi lieu de 11h30 à 13h30. Une demi-heure de plus à l’OTAN qu’à l’UE. Cherchez l’erreur !

Pour Cathy Ashton, c’est donc clair. La politique européenne de défense se limite à un soutien humanitaire et rien de plus. Et c’est du coté de l’OTAN qu’elle estime qu’une réponse appropriée doit survenir pour d’autres missions. Avec ce genre de positions, rétrograde, l’Europe n’aurait jamais envisagée une opération maritime anti-piraterie (Eunavfor), une opération de maintien de la paix au Tchad (Eufor) ou même une mission d’observation comme EUMM en Géorgie… Un sacré recul et une rupture du mandat qui lui a été conféré.