L’armée à la rescousse face à la « démission » des médecins tchèques (maj)

équipe chirurgicale tchèque à l'hopital français de Kaboul (crédit : armée tchèque)

L’armée pourrait être appelée à la rescousse face au possible départ dans les hôpitaux de la république Tchèque fin février de nombreux médecins. Depuis plusieurs mois, les médecins civils des hopitaux publics sont en conflit avec leur autorité de tutelle. Revendication : de meilleurs conditions salariales. 3800 médecins ont, même, été jusqu’à présenter leur démission en bonne et due forme. Les négociations n’ont, pour l’instant pas abouti. Et la « deadline » se rapproche : le 28 février. Ne sachant plus quoi faire, le Premier ministre tchèque Petr Ne?as envisage le recours à l’armée pour combler les manques. Une réunion du Conseil national de sécurité a eu lieu aujourd’hui pour examiner les modalités pratiques de l’organisation, une autre pourrait avoir lieu la semaine prochaine. L’armée pourrait fournir des ambulances et des hélicoptères. Seul hic : le service de santé des armées est déjà soumis à forte contribution essentiellement par l’opération en Afghanistan (notamment à l’hopital français de Kaboul).

(Mis à jour) L’armée n’aura pas à intervenir. Un accord est intervenu in extremis entre le gouvernement et les syndicats de médecins. Ceux-ci ont obtenu entre 200 et 300 euros d’augmentation pour un salaire moyen variant entre 800 et 1000 euros (sans compter les heures supplémentaires).

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).