Face aux (r)évolutions au Moyen-Orient, l’Europe se met en branle… lentement

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Que peut faire l’Europe face aux évolutions(révolutions) au Moyen-Orient, c’était l’essentiel du débat tenu aujourd’hui à la réorienter les instruments communautaires utiles. Nous « serons toujours aux côtés de la démocratie ». Une réunion va se tenir à Bruxelles, aujourd’hui, sous l’égide de l’Union européenne, rassemblant certains Etats membres, des pays tiers (Australie, Japon, Chine …) et des organisations internationales (Banque mondiale…).

Violences en Libye « inacceptables »

Concernant les violences en Libye, elles sont « inacceptables ». Un dirigeant « ne peut pas menacer son peuple », a ajouté le porte-parole de la Commission.

Khadafi reste un interlocuteur

Mais la Haute représentante n’a pas voulu pour autant indiquer que Kadhafi n’était plus l’interlocuteur valable et qu’elle était prête à engager le dialogue avec des autorités alternatives, ni indiquer qu’elle considérait les évènements en cours comme un possible crime contre l’humanité.

Premières sanctions

La Haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité commune avait déjà annoncé (mardi) la suspension des négociations en cours de l’accord commercial avec la Libye. D’autres sanctions pourraient être prises.

Des mesures supplémentaires à l’agenda du COPS

Le Comité politique et de sécurité (COPS), qui se réunit aujourd’hui en réunion ordinaire, a décidé de consacrer une partie de sa réunion à la situation sur place. Toutes les éventualités vont être examinées notamment d’augmenter le volet des sanctions (gel des avoirs du dirigeant libyen, gel des visas…).

Livraisons d’armes suspendues

Les « livraisons d’armes ont été suspendues » a indiqué le porte-parole de la Haute représentante, répondant à une question de Bruxelles2.

La MIC en alerte sur le rapatriement des ressortissants

Concernant l’évacuation des ressortissants, la cellule de crise de la protection civile de l’UE (MIC) a été mise en alerte. « C’est de la responsabilité en premier lieu des Etats membres. Mais nous coordonnons également l’effort en soutien (underground) ». L’Union européenne mise notamment sur les évacuations par mer pour évacuer les quelque 10.000 (sans doute un peu moins maintenant) résidents européens en Libye. « Ce ne sera pas facile » concède le porte-parole de la commissaire Georgieva (chargée de l’aide humanitaire et de la protection civile).

Des experts humanitaires d’ECHO envoyés sur place

Plusieurs experts d’ECHO, l’Office européen d’aide humanitaire, ont été envoyés aux frontières de la Libye avec la Tunisie et de l’Egypte pour évaluer la situation. Un expert est prêt à partir à Tripoli si les conditions de sécurité rendent son déplacement possible. Pour l’instant, il n’y a pas de financements débloqués. Mais « le cas échéant, des financements pourront être débloqués, au besoin de façon rétroactive« .

Dossier à suivre