Les rues du monde flambent : les « Managing directors » au front…

Albanie, Tunisie… Les points chauds éclatent dans le pourtour de l’Europe. Et c’est l’épreuve du feu pour le service diplomatique. Avec un choix fait par Cathy Ashton de ne pas envoyer de réponse politique directe mais de demander aux directeurs de département du service diplomatique de monter au front et d’aller en premier contact.

Ainsi le directeur du département Mediterannée et Moyen-Orient, Hughes Mingarelli, est arrivé à Tunis aujourd’hui pour une série d’entretiens et de rencontres. Notamment pour examiner toute l’assistance que peut apporter l’Union européenne au nouveau régime en Tunisie, et « préparer tout le paquet de mesures que peut apporter l’UE », objet de la réunion des Ministres des Affaires étrangères, le 31 janvier.

Quant à son homologue du département ‘Balkans’, Miroslav Lajcak, il est à Tirana, en mission de réconciliation des deux parties. Comme l’a expliqué Janos Martonyi, le ministre hongrois des Affaires étrangères, aujourd’hui au Parlement européen : « il faut calmer la situation. Il faut bien sûr une enquête objective. Mais l’important est d’avoir un dialogue entre les parties »

NB : on ne me fera pas ôter de la tête que l’UE, au moins sur la Tunisie, a raté une opportunité politique de montrer sa « valeur ajoutée »… Ici comme il y a un an à Haiti, il n’y pas que l’aassitance technique ou diplomatique de l’Europe qui est nécessaire mais aussi la parole politique.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).