Petit souci, italien, pour la nomination du directeur de l’Agence de défense

La nomination du prochain directeur de l’Agence européenne de défense est actuellement bloquée. Selon nos informations, un pays a suspendu la procédure écrite visant à la nomination de la candidate de Catherine Ashton, la Française Claude-France Arnould (1). C’est l’Italie qui est à la manoeuvre. Raison du courroux de la péninsule : la façon cavalière dont le pays a appris cette nomination alors qu’il avait pour l’Agence un candidat, le directeur adjoint de l’Agence, Carlo Magrassi.

Il faut dire que le moment du blocage est propice. Nous sommes en pleine période de choix des postes pour le service diplomatique. Les auditions de candidats se succèdent pour les différents postes de directeurs, voire d’ambassadeurs. Et l’Italie qui, jusqu’à présent, a plutôt été mal desservie, entend regagner des postes. La Haute représentante devrait ainsi rapidement confirmer la nomination de Agostino Miozzo (2) au poste de coordinateur de la réponse de crises, l’Italien pourrait, au passage, avoir gagné la fonction de « Managing director ».

La suspension de la procédure écrite oblige à une approbation formelle lors du Conseil d’administration de l’Agence. Celui-ci se réunit prochainement – lors du conseil des ministres de la Défense de l’UE – le 9 décembre.

(1) Le nouveau directeur de l’agence européenne de défense sera-t-il « Une » ?…

(2) Un Italian Doctor au service diplomatique pour la réponse de crises ?

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).