Couac polonais dans le quatuor du service diplomatique…

Couac polonais dans le quatuor du service diplomatique…

(BRUXELLES2) Alors que le quatuor de direction du service diplomatique semblait à peu choisi, une hésitation polonaise de dernière minute pourrait changer le casting. En effet, alors que le Polonais Mikolaj Dowgielewicz, candidat depuis le début, était pressenti pour être le Top Ten du service diplomatique européen, et occuper le poste de secrétaire général adjoint, une autre candidature tout aussi valable, voire plus, a surgi et pourrait être en passe de s’imposer. Il s’agit de Maciej Popowski actuel directeur de cabinet du président du Parlement, Jerzy Buzek. La concurrence est rude entre les deux hommes, chacun activant ses réseaux à Bruxelles et Varsovie pour soutenir sa candidature.

Diplomate de carrière, depuis 1991, Maciej Popowski a pris part aux négociations d’adhésion de la Pologne à l’Union européenne, comme directeur du département européen au ministère des Affaores étrangères. Adjoint à la représentation de la Pologne à l’UE à partir de 2001, il devient le premier ambassadeur au COPS – le comité politique et de sécurité de 2004 à 2008. Il passe alors à la Commission européenne, comme directeur à la DG Développement, en charge des questions horizontales (avec autres de la communication publique et du contrôle de l’efficacité de l’aide), avant de passer au service du président du Parlement européen. Diplômé de l’université de Wroclaw, Popowski a aussi suivi des cours à l’Académie diplomatique du ministère allemand des Affaires étrangères à Bonn. Et il parle – outre l’anglais obligatoire – l’Allemand, le Néerlandais et le Français. Ce qui n’est pas négligeable.

Autrement dit, un profil vraiment senior que celui de Dowgielewicz, et pourrait ainsi être à la hauteur de O’Sullivan ou de Pierre Vimont. Autre avantage pour Cathy Ashton, Popowski a la confiance de quelques responsables au Parlement européen. Ce qui pourrait faciliter d’une part le vote des derniers éléments nécessaires à la création du service diplomatique (le règlement financier et le règlement du personnel), d’autre part les relations futures. En quelque sorte, ce serait le candidat du Parlement européen que la Haute représentante avaliserait. Ce qui plaide incontestablement en faveur de cette candidature.

Concernant la procédure, les différentes candidatures ont été enregistrées. Et l’évaluation commence maintenant. La nomination du Top Ten devant être entérinée, une fois que le Parlement européen aura avalisé les règlement financier et du personnel du Service diplomatique.

(Nicolas Gros-Verheyde)