Une trentaine de nouveaux ambassadeurs de l’UE bientôt nommés

(BRUXELLES2) La Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Cathy Ashton, devrait bientôt annoncer la nomination d’une petite trentaine de nouveaux ambassadeurs de l’Union européenne. Elle devrait en discuter, de manière bilatérale, avec les ministres des Affaires étrangères des 27, réunis de manière informelle à Bruxelles, aujourd’hui et demain (samedi).

Parmi les destinations figurent des postes notables tels Pékin, Tokyo, le numéro 2 à Washington… Ils font partie de ce qu’on appelle la rotation 2010 des délégations de l’UE. Cette procédure habituelle et annuelle, consistant à changer les chefs de délégations, revêt une tonalité particulière cette année. Car c’est la première rotation qui sera approuvée sous le nouveau système issu du Traité de Lisbonne avec des candidatures issues non seulement de l’administration européenne mais aussi des diplomaties des Etats membres, choix par un panel, nomination par la Haute représentante. La réunion sera également pour la Haute représentante de faire le point avec les ministres des nominations du Quatuor et du Top Ten de direction du service diplomatique (lire également : Top Ten).

Au titre de la rotation 2010 figurent 27 chefs de délégation et 2 chefs adjoints : Etats-Unis (numéro2) – Chine, Corée, Japon, Pakistan, Philippines, Singapour –  Irak, Jordanie, Liban – Albanie, Fyrom, Bosnie-Herzégovine, Géorgie, Suisse (Genève) – Afrique du Sud, Angola, Bostwana, Burundi, Gabon, Guinée-Bissau, Mozambique, Namibie, Ouganda, Sénégal, Tchad, Zambie – Argentine, Brésil, Haïti.

Sur certains postes, il y a des changements ou des hésitations, et les nominations pourraient ne pas être connues tout de suite. Il en est ainsi pour trois pays où la procédure a été « rouverte » : l’Irak (car la décision a été prise de réévaluer le poste, vers le haut), le numéro 2 à Washington et le Brésil (où il y a quelques « problèmes »). Il semblerait aussi qu’il y ait quelques soucis pour Genève et la Bosnie-Herzégovine. A suivre

(Nicolas Gros-Verheyde)