L’Eurocorps de veille pour l’OTAN

DrapeauOtanMarinecJonathanBellemand-Fr1006.jpg(B2) L’Eurocorps a pris, le 1er juillet, son tour de garde comme « force de réponse » ou force de réaction rapide de l’OTAN (NRF). Sur décision de l’Alliance atlantique, il pourra se déployer avec un préavis de 5 jours avec une autonomie minimale de 30 jours sans réapprovisionnement. Il pourra être utilisé pour des opérations humanitaires, de maintien de la paix, de sortie de crise, d’embargo et des interventions en cas de catastrophes naturelles.

La NRF « 15 » comprendra 25.000 soldats du corps venant de 5 pays essentiellement (l’Allemagne, la France, l’Espagne, la Belgique et Luxembourg). Des forces de cinq autres pays (Autriche, la Grèce, l’Italie, la Pologne, et la Turquie) sont également associées. L’Eurocorps assurera le commandement de la composante Terre. La NRF comprend 4 composantes = Terre, Air, Mer, Forces spéciale. C’est la France qui prend le commandement de la composante Marine, sous la direction du contre-amiral Jean-Louis Kérignard. Sont ainsi en alerte le batiment de commandement BPC Mistral, le porte-avions Charles de Gaulle, les frégates Forbin, Latouche Tréville, Cassard et le bâtiment de commandement et de ravitaillement BCR Marne.

Créée en 2002, la NRF n’a jamais été déployée en tant que telle…

(Nicolas Gros-Verheyde)

(crédit photo : Marine nationale © J. Lallemand)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).