Le pilote de l’avion présidentiel était bien « sous pression »

(BRUXELLES2) « Je dois atterrir sinon ils vont me tuer ». Ces mots seraient extraits d’une conversation des boites noires du Tupolev 154, l’avion présidentiel qui transportait le président Lech Kaczyński et d’autres personnalités de la république polonaise vers Katyn, peu de temps avant le crash mi-avril, près de Smolensk (1), selon la chaîne d’informations polonaises TVN24.

Les journalistes ont obtenu, de façon « non officielle », de nouveaux extraits de la conversation qui s’est tenue dans le cockpit, issue des boites noires. Même s’ils sont « hors contexte » et que les mots semblent parfois difficiles à distinguer, ils prouveraient bien des pressions sur le pilote (2). « Evidemment qu’il y a toujours des pressions quand des personnalités souhaitent poursuivre leur chemin » tempère un expert aérien militaire, le Major Michał Fiszer, à TVN24. Mais « quand un pilote a déjà pris la décision d’atterir, tout ce qui pourrait se passer n’a alors plus d’influence sur lui« .

(NVG)

(1) L’avion présidentiel polonais crashe: président tué, Etat-Major décapité

(2) Une des pistes que j’avais évoquées dès le début :  Accident de Smolensk: un peu d’âme polonaise en moins et autres questions

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).