Elections présidentielles au Somaliland : couac pour la diplomatie européenne (mis à jour)

(B2) Au Somaliland, les élections présidentielles débouchent par la victoire du chef de l’opposition, Ahmed Mohamed Silanyo, du parti Kulmye (Unité). Cela n’a pas vraiment suscité de réactions internationales, sauf à Londres où cette élection – dans une ancienne colonie britannique – a été chaudement saluée par le ministre pour l’Afrique, H. Bellingham. L’UE a, plus timidement, réagi par un communiqué, publié discrètement le 29 juin sur le site de la délégation au Kenya (compétente pour la Somalie).

Le Somaliland, province du nord de la Somalie qui revendique son indépendance depuis 1991, n’est en effet pas vraiment reconnu par la communauté internationale, ni par l’Union européenne qui tente plutôt de conforter le gouvernement central (GFT) de Mogadiscio, même si cette zone est bien plus stable que le reste du pays (NB : des délégués de l’UE y sont présents alors qu’ils ne le sont pas à Mogadiscio).

(NVG)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).