Le gouvernement néerlandais sauvegarde le programme JSF

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(BRUXELLES2) Le futur avion de combat JSF / F-35 a suscité une nouvelle passe d’armes à la seconde chambre aux Pays-Bas. Le ministre de la Défense, Eimert van Middelkoop, a, en effet, écrit aux députés néerlandais pour leur dire qu’il n’avait pas l’intention de céder et d’annuler la commande du premier JSF nécessaire à la phase de test.

Ceci conduirait à une position « irréversible » estime-t-il qui est contraire au rôle de gardien de la loi d’un gouvernement démissionnaire. Nous n’avons « pas le droit  de prendre des décisions qui affectent gravement la politique du prochain gouvernement » précise-t-il. Le ministre alerte également les députés sur le fait que l’annulation du contrat coûterait une amende de 220 millions d’euros.

Cette lettre fait suite à un renversement de majorité au sein de la 2e chambre, favorisé par le changement de position du PvDA, les socio-démocrates. Dans une résolution votée, le 20 mai, le Parlement a, en effet, demandé au gouvernement de revoir son implication dans la phase de test et de réévaluer l’ensemble du programme JSF.

Cette annonce se situe en pleine campagne électorale. Les élections aux Pays-Bas auront lieu le 9 juin prochain. Et la question de  l’engagement néerlandais au niveau de la défense (engagement en Afghanistan, achat du JSF…) est, sinon un enjeu clé de la campagne, du moins un des critères de différenciation entre les partis en lice.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).