EUTM Somalia démarre (2) : sur la route Kampala Bihanga

EUTM Somalia démarre (2) : sur la route Kampala Bihanga

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(BRUXELLES2 entre Kampala et Bihanga) Kampala – Bihanga, 250 kms c’est 7 heures de route environ. Autant dire qu’une fois au camp UPDF et EUTM à Bihanga, on ne repart pas de sitôt. Mais le trajet vaut le détour et on s’y fait… Enfin pas tous les jours 🙂

Sorti de Kampala, avec une circulation à la fois dense et anarchique, commence la route, qui cède parfois à la piste, quand ce n’est pas la boue (quand il pleut). Mieux vaut donc partir tôt quand il fait chaud. La route est parfois impeccable (entre Mbarara et Ibanda par exemple, refaite à neuf). Parfois elle est en l’état, avec trous et bosses à la clé et a besoin d’un sacré coup de neuf (comme entre Masaka et Mbarara). Mais, en de nombreux endroits, elle est en réfection (avec le soutien de l’Union européenne).

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La route Masaka-Mbarara (© NGV/Bruxelles2)

Le danger le plus important n’est seulement le revêtement mais aussi la vie autour et sur la route. Petits marchands, magasins sont abondants. Piétons, vélos chargés de bananes ou de bois, motocyclistes, camions surchargés (de bois, de bananes, de marchandises diverses), 4×4 roulant à toutes allures, s’y croisent, avec les matatus (minibus) et les coasters (bus) pour le meilleur et pour le pire. Les accidents sont fréquents. Et il est fortement recommandé de ne pas rouler la nuit. La plupart des entrées de villages sont d’ailleurs protégés par des dos de zébus (un dos d’âne beaucoup plus important) qui obligent à ralentir sévèrement. Et la police veille. Postés tous les 20 ou 30 kms, armés de radar le plus souvent, ils n’hésitent pas à manier du bras pour arrêter les voitures qui passent.

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Kampala (© NGV/Bruxelles2)

Les paysages sont magnifiques, très verdoyants. Aux bananeraies, une culture nationale dans la région, succèdent celles, plus rares de café. Au fur et à mesure des kilomètres, les vallons se succèdent. Et les arbres deviennent plus touffus, plus hauts. On se croirait presque dans un paysage du Massif central, avec des petits ruisseaux, des vaches dans les champs, etc.

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Quand on vit que ca ressemble au Jura ou au Massif central ! (© NGV/Bruxelles2)

Dans cette partie du pays la population est assez dense. Et il y a peu d’espaces qui ne sont pas habités, du moins le long des routes. Les maisons, ou les écoles en dur, souvent, sont plutôt entretenues avec soin. Et les Ougandais sont naturellement conviviaux. bonjour, welcome, how are you sont de rigueur. Et les premiers mots de swahili viennent vite. Avec un peu d’apprentissage, on peut alors pratique le Jambo (bonjour), Nzuri (comment çà va), ahsante (bien merci) rythment les rencontres, ainsi que la longue poignée de main chaleureuse.

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Des boutiques bien fournies tout le long de la route (© NGV/Bruxelles2)

A Ibanda, nous empruntons une piste de terre et graviers. Et nous arrivons enfin à Bihanga, au fin fond de nul part. Sur une colline, très discrètement, établi, se trouve le camp de formation de l’armée ougandaise, UPDF. Vivent ici, avec leurs familles, dans l’habitat traditionnel, quelques centaines de soldats et officiers ougandais. Seul le chef du camp, le Lieutenant Colonel Byaruhanga, a droit à un habitat en dur. Les Européens se sont établis à l’autre bout du camp de l’UPDF, face à une colline et un paysage sublime le matin.

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Bihanga (© NGV/Bruxelles2)

(Nicolas Gros-Verheyde)