Une nouvelle structure pour le service diplomatique de l’UE

(BRUXELLES2) Après une semaine de discussions entre ambassadeurs et avant le conseil des ministres des affaires étrangères, le 26 avril à Luxembourg, qui doit définir une position commune – 2e étape importante dans la naissance du service diplomatique européen – une idée alternative à la première proposition de Cathy Ashton, la diplomate en chef de l’UE (1), a vu le jour et pourrait être officialisée prochainement.

La structure de direction du service européen d’action extérieure serait ainsi moins verticale, plus horizontale. Au lieu d’un secrétaire général et de secrétaires adjoints puis de directeurs généraux, il y aurait plusieurs « secrétaires généraux » (dont le nom est à définir), avec des responsabilités plus ou moins précisées : l’un plus politique, ou diplomatique, l’autre davantage en charge des questions de sécurité, le troisième de l’administration (si troisième il y en a).

Cette nouvelle proposition pourrait être mise sur la table, avant le Conseil, et permettrait de satisfaire une des exigences du Parlement européen (2), qui souhaite avoir un référent politique en lieu et place de Cathy Asthon si celle-ci est empêchée, ainsi que de plusieurs Etats membres qui craignent que le secrétaire général – trop fort – fasse trop d’ombre à la Haute représentante.

(Nicolas Gros-Verheyde)

(1) Haute représentante pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité

(2) Le Parlement européen n’est que consulté sur la décision créant le SEAE mais il a pouvoir de codécision sur les deux décisions budgétaires et du personnel

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).