Les députés kenyans veulent renégocier l’accord avec l’UE

(B2) Le comité parlementaire des relations extérieures et de la défense du parlement kenyan a préconisé, dans une résolution adoptée mardi, que le Kenya annule son accord passé avec les forces internationales pour la traduction des pirates, annonce nos confrères kenyans de Daily Nation. Outre l’Union européenne, le pays a signé six accords avec les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, les Pays-Bas et la Chine pour juger localement les suspects pirates arrêtés dans les eaux internationales, ainsi qu’avec le gouvernement transitoire fédéral de Somalie (GFT). 111 pirates arrêtés dans les eaux internatinales ont ainsi été transférés au Kenya, dont 10 ont déjà été jugés et condamnés. Le restant est en cours de jugement ou attend le procès. Les députés kenyans estiment que ces accords ne servent pas les intérêts kenyans et demandent à ce qu’ils soient renégociés. Ce qui met quelque peut la pression sur les négociateurs européens (lire :Mieux traduire en justice les pirates, réflexion entamée au COPS).

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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