Séisme à Haïti. L’aide européenne: 6 navires, 3000 hommes… En détail

EquipeUsarUkPolice-E1001.jpg
(crédit photo : MIC - une équipe de secours britannique à Haïti)

(BRUXELLES2) Après le départ de trois navires – espagnol (1), britannique (2), italien (3) – il y aura bientôt sur zone :
– 6 navires fournis par les marines de l’Union européenne,
– 15 hélicoptères et environ 30 avions,

– près de 3000 hommes engagés (santé, pompiers, protection civile, militaires des 3 armes – terre air mer -, policiers et gendarmes).

Moyens de secours

Cêté équipements de sécurité civile et de secours d’urgence déployés sur place par les Etats européens participant à l’opération de secours, au dernier bilan effectué par la cellule
« protection civile » de la Commission européenne, il y a aujourd’hui:
– 2 hopitaux de campagne (Belge et Francais)
– 5 postes médicaux avancés (Européen – Italie, 3 Français, 1 portugais)
– 38 équipes médicales (30 Francaises, 2 Portugaise, 2 Espagnoles, 1 Allemande, 1 Hongroise, 1 Grecque, 1 Britannique)
– 6 unités de purification de l’eau : 2 Espagnoles, 1 Européenne (Fr), 1 Belge, 1 Allemande, 1 Française.
– 5 équipes d’évaluation : italienne, allemande, britannique, irlandaise, espagnole.
– 1182 tentes permettant de loger près de 7000 personnes founis par 9 pays européens (Autriche, Suède, Italie, Slovénie, Slovaquie, Espagnol, Portugal, Bulgarie, Pologne) + 2 camp de base d’une capacité de 200 personnes (selon un module conjoint nordique (Suède, Danemark, Norvège, Estonie, Finlande).
– Plus de 1000 personnels spécialisés déployées (pompiers, médecins, techniciens).

A cela, il faut ajouter les moyens proprement militaires engagés : des officiers du génie militaire irlandais, deux installations de postes de premiers secours, un hôpital de campagne et une unité de purification d’eau de l’armée française, un détachement de protection de l’armée belge, une équipe de police militaire britannique…

En tout 24 Etats européens participent ainsi à l’effort coordonné à Bruxelles par les unités « protection civile » (MIC) et « militaire » (EUCO) : Autriche, Belgique, France, Grèce, Luxembourg, Italie, Suède, Espagne, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal, Pologne, Finlande, Danemark, Irlande, Estonie, Slovaquie, Slovénie, Malte, Bulgarie, Hongrie, ainsi que la Norvège et l’Islande (non membres de l’UE mais faisant partie de la MIC).

Plusieurs équipes de coordination de la Commission européenne sont sur place : une de l’Office d’aide humanitaire (ECHO) et de la MIC (cellule protection civile), très rapidement déployée. Une deuxième équipe de coordination de la MIC est arrivée à Port au Prince le 23 janvier.

Aide financière = 429 millions d’euros

– 30 millions € d’aide humanitaire (dont 3 millions d’aide rapide, notamment financer les transports, 8 millions d’euros qui ont été redirigés, et 19 millions d’euros qui sont en passe d’être décidés)
+ 92 millions d’euros fournis par les Etats membres, sans compter l’aide privée.
+ 107 millions d’euros pour l’aide à la reconstruction (dont 80% ont été redirigés)
+ 200 millions à terme pour l’aide au développement

Pour avoir un aperçu en cartes des dégâts (réalisé par les équipes du JRC, le centre de recherches de l’Union européenne). Lire : Séisme à Haiti: les photos par satellite des dégâts. Edifiant

Lire également:

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).