La participation des Suisses à Atalanta est compromise

(BRUXELLES2) Le Conseil national suisse – la première chambre fédérale suisse – vient de déclarer son opposition à l’envoi de militaires suisses sur l’opération européenne anti-piraterie Atalanta. Par 103 voix contre 84 et 11 abstentions, les députés ont ainsi manifesté leur refus d’approuver la décision du gouvernement. Ce sont essentiellement les députés UDc – nationalistes – Verts qui ont mené l’opposition. Mais ils ont été rejoints par un bon nombre de députés socialistes. Et même quelques démocrates-chrétiens. Ce qui est un indicateur que la question
transcende les frontières politiques. Deux argumentations ont pesé : le manque de bases légales suffisantes car les soldats suisses vont défendre des bateaux de pays tiers et non pas les bateaux suisses (pour l’UDC), le fait de participer à une mission, menée par l’OTAN (pour la gauche et les Verts). Le Conseil des Etats – qui s’était déjà prononcé et avait, lui, approuvé l’opération – est désavoué. Il devra se reprononcer selon mes confrères suisses.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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