Opération Atalanta anti-pirates. Les moyens européens (Maj 3)

Share

(BRUXELLES2) Alors que la frégate belge Louise-Marie est désormais arrivée à Djibouti, dernière pièce de la rotation quadri-mestrielle, et que l’opération Atalanta entre dans une nouvelle phase, avant le bilan d’un an, il est temps de remettre à jour les principaux moyens  engagés dans l’opération européenne de lutte anti-piraterie, « Eunavfor Atalanta ». Car cela a quelque peu changé depuis la dernière mise à jour.

Dans le Golfe d’Aden et l’Océan indien, il y actuellement 13 navires (frégates essentiellement), 4 avions (3 patrouilleurs maritimes, P3 Orion basés à Djibouti et Atlantique II basé actuellement à Mombasa + Awacs). Soit plus de 2000 hommes mobilisés. (NB : Les deux avions « Merlin III » luxembourgeois ne sont pas encore arrivés). Neuf pays participent sur place à l’opération (voir liste des navires et avions ci-dessous) dont un n’est pas membre de l’UE. Et une petite dizaine d’autres (Bulgarie, Croatie*, Chypre, Finlande, Malte, Hongrie, Irlande, Malte, Pologne, Espagne, Royaume-Uni, Slovénie, Suisse*) ont envoyé du personnel dans l’Etats-major d’opération (OHQ), de force (FHQ) ou logistique (FHQ logistique). Par ailleurs, un officier de liaison US est présent au quartier-général de Northwood. Et des officiers de liaison des pays riverains (Yémen, Djibouti…) se trouvent à bord de certains bateaux de la force.

*Pays non membres de l’UE

 

Liste des navires et avions présents sur la zone :

 

Pays-Bas : la frégate « Evertsen » (F-805) a assuré la relève, le 3 août, de l’espagnol Numancia, comme navire amiral. Sortie récemment des chantiers navals (2001 avec mise en service en 2005), elle peut accueillir un dispositif de commandement et embarque un hélicoptère Lynx (NH-90).

Allemagne. La frégate « Brandenburg » (F-215) et la frégate anti sous-marine « Bremen » (F-207), avec un équipage d’environ 200 personnes et deux hélicoptères de type Sea Lynx Mk 88 A (navire équivalent à celui du Rheinland-Pfalz envoyé en début d’opération).

Belgique. La frégate « Louise-Marie » (F-931) et ses 169 hommes et femmes vient d’arriver sur zone.

Espagne. Une frégate « Canarias » (F-82, avec un équipage de 193 personnes (dont 44 sont des femmes) ainsi qu’une équipe de commandos Marines (16) et deux hélicoptères Sikorsky SH60 avec leur équipe de pilotes et de mécaniciens de 19 personnes + un avion de surveillance P3-Orion (100 hommes).

France. Les frégates « Lafayette » (F-210) et « Germinal » (F-732). (NB : Au besoin, les navires basés à la Réunion ou à Djibouti peuvent venir en renfort).

Grèce. La frégate « Adrias » (F-459), avec un équipage de 200 personnes et son hélicoptère Lynx.

Italie. La frégate « Maestrale » (F-570), qui était fin août en visite officielle aux Seychelles.

Norvège. La frégate « Fridtjof Nansen » (F-310) qui signe là la première participation d’un État ne faisant pas partie de l’UE. Avec 150 personnes à bord : un équipage de 115 officiers et marins, ainsi que 35 spécialistes, dont une unité des forces spéciales navales, interprètes, police militaire et un juriste. Le navire est équipé pour détenir jusqu’à 8 pirates à bord.

Suède. Le navire de soutien HMS Trossö (A-264) et deux corvettes HMS Malmo (K-12) et le HMS Stockholm (K-11).

 

Fiche signalétique

Commandant de l’opération : Contre-amiral Peter Hudson (Britannique). Bio, lire : « Changement surprise à la tête d’Atalanta: Jones démissionne ».

Commandant adjoint de l’opération : Contre-amiral Thorsten Kähler (Allemand)

Quartier général d’opération (OHQ) : Northwood (Royaume-Uni)

Commandant de la force (par rotation tous les 4 mois) : Commodore Pieter Bindt (Néerlandais) jusqu’à décembre 2009. Lire « un commandant et une frégate « made in Nederland » pour Atalanta ».

Quartier général de la force (FHQ) : frégate « Evertsen » (Pays-Bas).

Base logistique (LHQ) : Djibouti – sur la base aérienne militaire française

Durée : 12 décembre 2008 au 12 décembre 2010 (l’opération a été renouvelée, lire : les Ministres confirment) divisée par périodes de 4 mois

Financement : 8,3 millions d’euros pour 2009, répartis selon une clé de répartition (PIB) entre les 26 Etats membres participant à la PESD (mécanisme Athena) – finançant essentiellement l’Etat-Major -, les différents moyens envoyés sont à la charge des budgets nationaux des pays qui les envoient.