L’opposition sociale-démocrate trouve un accord avec l’ODS

(B2) Les deux principaux partis tchèques – l’ODS (conservateur) et le CSSD (social-démocrate) – sont tombés d’accord sur la tenue d’élections anticipées en octobre et la création de groupes de travail communs pour résoudre la crise économique qui atteint le pays. Le Premier ministre actuel, Mirek Topolanek, pourrait ainsi rester en fonction, malgré le vote d’une motion de censure, pour expédier les affaires courantes, jusqu’à l’été, assumant ainsi la fin de sa présidence européenne.

Réforme de santé et traité de Lisbonne au coeur de l’accord. L’opposition a mis plusieurs conditions à ce soutien tacite. Tout d’abord, la démission du ministre de l’Intérieur, Ivan Langer, et de la procureure générale, Renata Vesecká. Ensuite, l’arrêt de l’hostilité envers les régions qui boycottent la réforme sur la taxe des soins de santé. Enfin, la ratification du Traité de Lisbonne, qui pourrait être un signal fort de l’intention de la République tchèque de rester un partenaire fiable envers ses autres partenaires européens. Le président de la République, Vaclav Klaus, qui a tout fait pour faire chuter son successeur à la tête de l’ODS, pourrait accepter.

(NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).