Le projet de radar en République tchèque suspendu ?

Le projet de radar en République tchèque suspendu ?

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(B2)La nouvelle administration américaine renoncera probablement à l’installation d’un radar en république tchèque dans le cadre du bouclier anti-missile américain. C’est le président de la commission des affaires étrangères du Sénat tchèque, Jiri Dienstbier, qui l’affirme à la télévision nationale. L’ancien dissident et porte-parole de la Charte 77, et ancien ministre des Affaires étrangères (de Vaclav Havel), ajoute que la seule possibilité de réaliser ce bouclier serait dans un cadre Russie-USA. Selon lui, « Soit le projet de défense antimissile sera commune – OTAN, Russie et États-Unis – soit il ne se fera pas ». Il a rappelé également que le nouveau vice-président américain Joe Biden avait toujours été contre la « guerre des étoiles » (Joe Biden devrait faire une annonce importante à la conférence sur la sécurité de Münich en fin de
semaine).

L’actuel ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, qui préside actuellement aux destinées de l’Union européenne, a rejeté l’idée de renégocier l’accord conclu avec les Américains pour y inclure les Russes, estimant que « tout nouvel accord serait désavantageux pour la république Tchèque« . Mais il a cependant reconnu que le projet de radar « n’était pas une priorité » de la nouvelle administration américaine et qu’il pouvait être « raisonnable » de relier la défense des Etats-Unis et de la Russie. Quant au spécialiste de l’administration Clinton pour la sécurité nationale, l’américain d’origine polonaise, Zbigniew Brzezinski, il estime que le bouclier anti-missile n’est pas « vraiment nécessaire aujourd’hui » et est même un peu dépassé, reposant sur une menace vieille de dix ans. La menace la plus grande venant de « l’instabilité interne » de certains pays comme le Pakistan ou du nucléaire comme avec la Corée du Sud ou l’Iran où les négociations internationales sont en cours.

(NGV)

(Photo : Jiri Dienstbier © Télévision tchèque)