Accord sur la limitation de la présence militaire près de l’Ossétie

Share

(B2)La Mission d’observation de l’Union européenne (EUMM) en Géorgie et le ministère de la Défense de Géorgie ont signé, lundi 26 janvier, un protocole d’entente qui prévoit certaines restrictions aux mouvements des forces armées géorgiennes à proximité des lignes de la frontière administrative d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud ainsi qu’un mécanisme d’information préalable vers l’EUMM.

Ce protocole d’entente « permettra de stabiliser la situation le long des lignes de la frontière administrative » explique-t-on à l’EUMM. « Il contribue à la mise en œuvre du plan en six-points (dit plan Sarkozy-Medvedev), qui exige qu’il n’y ait pas de recours à la force ». Pour le chef de l’EUMM, l’ambassadeur allemand Hansjörg Haber : «Cela répond à l’idée les forces militaires devront fonctionner selon les principes de transparence et de prévisibilité. C’est un pas dans la bonne direction. Ce (geste) unilatéral du gouvernement géorgien va dans le sens d’une désescalade et d’une prévention des tensions. » « Cela ne signifie aucunement une reconnaissance diplomatique du statu quo. » a-t-il aussitôt ajouté.

Le chef de l’EUMM a aussi espéré que la Russie « étudiera avec attention cet accord, dans un esprit positif. Si la Russie décidait de répondre, de manière réciproque, cela améliorerait la sécurité et la stabilité. J’en suis sûr ».  Pour Haber, il faut notamment que « la Russie fournisse des éclaircissements sur le nombre total de ses forces à l’intérieur de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud (et) de ses forces basées à la proximité immédiate des lignes de la frontière administrative. Il ne peut y avoir une stabilité réelle, que si les deux parties y contribuent. ».

(NGV)