Nouvelles attaques au Tchad, les ONGs suspendent à nouveau l’aide

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(B2)Les attaques de bandits armés ont forcé les ONGs d’aide humanitaire à suspendre l’aide humanitaire des personnes déplacées dans l’est du Tchad, indique le service d’information de l’Office d’aide humanitaire de l’ONU. Des Ongs comme Médecins Sans Frontières (MSF) et Action contre la faim ont ainsi suspendu la plupart de ses activités dans les régions de Dogdoré et Ade près de la frontière soudanaise.

Quelques 28.000 personnes déplacées vivent à Dogdoré, 8500 à Ade. MSF – qui est des seuls organismes à fournir des soins médicaux à Dogdoré – a été contraint de retirer le personnel expatrié. Le gouvernement tchadien est mis en cause. C’est lui qui « a la responsabilité première pour la sécurité des travailleurs humanitaires», indique le chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires au Tchad, Eliane Duthoit. « Je pense qu’ils pourraient faire plus. »

Coté de la sécurité, on estime que les 4×4 rutilants des ONGs attirent d’autant plus l’oeil qu’en général, y figure en bonne place un sigle « no arms » à l’intérieur. Une « vraie » offre d’attaque, m’a expliqué un militaire, « Montrer qu’on n’est pas armé dans ce pays est un signe de faiblesse, et donc une proie facile pour les bandits de toutes sortes ».

En 2008, il y a eu 124 attaques contre le personnel humanitaire et sur les personnes déplacées et des réfugiés, y compris les détournements de voitures et vols à main armée, selon l’ONU. Les bandits volent argent, voitures et matériel. Quatre travailleurs humanitaires ont été tués, lors de ces attaques, dont le directeur de pays de Save the Children-Royaume-Uni.

(NGV)