Les pilotes tchèques terminent leur entraînement de montagne

(B2) 70 pilotes d’hélicoptères et mécaniciens tchèques du 23e régiment d’hélicoptères de Presov viennent de terminer leur entraînement au vol en montagne, au centre de formation de l’armée française à Sainte-Léocadie, dans les Pyrénées orientales (près de Font-Romeu, à deux pas de la frontière espagnole). Deux hélicoptères de combat MI-24/35 et quatre hélicoptères de transport MI-171S ont participé aux manœuvres.

Cette formation est destinée à former les pilotes tchèques aux conditions de vol en Afghanistan, où ils doivent partir à l’été 2009 (voir précédent article). Ils ont déjà bénéficié d’une formation par les Britanniques au vol de nuit. Ils vont suivre ensuite une formation en vol de désert aux États-Unis. La république tchèque ne dispose pas en effet de montagne plus haute que 1600 mètres alors que dans les Pyrénées, on peut voler jusqu’à 3000 mètres. Soit des conditions plus proches de montagnes afghanes.

« Le vol en montagne est très précis », a expliqué le général Patrick Tanguy, commandant de l’Aviation légère de l’armée de terre (Alat), à un reporter de la Dicod. « Plus l’hélicoptère évolue en altitude, plus il atteint ses limites de puissance, ce qui pénalise les phases d’atterrissage », qui deviennent facilement périlleuses avec la modification de la température de l’air, des vents rabattants…

Cette initiative est une marque originale de coopération européenne, sur impulsion essentiellement française et britannique – (il faut le remarquer ! Elles ne sont pas si nombreuses que cela). Elles visent à augmenter les capacités en hélicoptères des États européens en rapprochant les pays qui ont des hélicoptères, mais pas mis à niveau et souvent peu de moyens, des pays qui ont besoin d’hélicoptères, ont certains moyens financiers ou en formation. D’un point de vue pratique, un fonds fiduciaire a ainsi été mis en place au Shape, à Mons. Français et Britanniques y contribuent à hauteur 7,3 millions d’euros chacun. La participation française étant en grande partie fournie en nature, sous forme d’éléments de formation. La Norvège et l’Islande devraient aussi participer au financement du fond – ainsi que le Danemark et la Lituanie (de façon plus limitée). Coté fournisseurs d’hélicoptères, la Bulgarie, la Hongrie et la République tchèque se sont montrés intéressés.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Photo : hélicoptère d’assaut Mi24 sur la base de Ste Léocadie. Dicod, Aude Le Calvé

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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