La Suisse et Eulex Kosovo: première participation d’un pays tiers

La Suisse et Eulex Kosovo: première participation d’un pays tiers

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(B2) Le Comité des 27 ambassadeurs de l’Union européenne (le Coreper) doit, le 23 juillet, approuver un accord avec la Suisse pour sa participation dans la mission « Etat de droit » (Eulex) au Kosovo. La Suisse – qui abrite de nombreux kosovars – serait ainsi le premier pays à signer un tel accord.

Nb : l’accord de participation de la Suisse à Eulex est paru au JO du 13
août.

Une participation qui devient courante pour la Suisse

La Suisse participe déjà à l’opération militaire de l’Otan au Kosovo, Kfor, sous mandat de l’Onu (environ 220 hommes et 2 hélicoptères Super-Puma dans le secteur sud sous commandement allemand, dans la région de Prizren), et régulièrement aux opérations  de l’UE. Elle a ainsi des hommes en Bosnie, dans l’opération militaire Althea avec 25 hommes (deux équipes établies en observation locales à Bugojno et Bosanska Gradiska, et 2 hélicoptères Cougar) et la mission civile de formation de la police multiethnique (Mpue), ainsi qu’au Congo, dans la mission civile de police « EUPOL RDC » (un spécialiste suisse en matière judiciaire). Cette coopération n’est pas nouvelle. Des experts suisses avaient pris part à la mission de police civile de l’UE, en Macédoine (Proxima, 2005) ainsi qu’à la mission d’observation à Aceh, en Indonésie (2006) ainsi qu’à l’opération militaire au Congo « EUFOR RDC » (deux médecins militaires « sans armes »). carte des engagements suisses dans le monde.

La Suisse a d’ailleurs signé en 2005 un 0061:FR:PDF »>accord avec l’Union européenne pour l’échange d’informations classifiées, accord entré en vigueur le 1er juin 2008.

A noter : l’engagement suisse à l’extérieur est soumis à de strictes conditions
Selon la loi fédérale suisse sur l’armée:
1° Le mandat de l’ONU ou de l’OSCE est une « condition préalable indispensable » à la participation de la Suisse à des missions militaires PESD (comme c’est le cas pour la participation à des opérations lancées par l’ONU ou par l’OTAN).
2° La participation à des interventions de promotion de la paix se fait sur une base volontaire.
3° Pour une intervention armée, celle-ci doit être autorisée par le Parlement dès que sa durée dépasse trois semaines ou que plus de 100 militaires sont appelés.
4° Toute participation à des combats en vue d’imposer la paix demeure exclue.

(NGV)

Crédit photo : ministère de la défense suisse – « militaires en Bosnie – opération Althéa »