La mission Eubam aux frontières de l’Ukraine et Moldavie


(BRUXELLES2) La mission d’assistance à la frontière de l’UE entre l’Ukraine et la Moldavie (Eubam) a en effet été établie en décembre 2005, suite à la demande conjointe de ces pays (juin 2005) et la signature d’un « memorandum of understanding » (novembre 2005) et une « action commune » des 25 Etats membres . Objectif : permettre aux deux pays de mieux surveiller leur frontière, prévenir le trafic, la contrebande et la fraude douanière, et améliorer les capacités des services de contrôle et de douanes de l’Ukraine et de la Moldavie en les rapprochant des normes européennes.

La mission est dirigée par un haut responsable de la police hongroise (lire : Ferenc Banfi: « Eubam, un rôle dans la stabilisation de la région »). Elle est menée en liaison avec le représentant de l’UE en Moldavie, Kálmán Mizsei. Le quartier général de la mission est situé à Odessa (Ukraine). Mais ses agents — environ 200 personnes — 119 experts de 22 Etats membres renforcés par du personnel local — sont répartis dans six postes d’une frontière étirée sur plus de 800 kilomètres. Celui d’Odessa a en charge le port commercial d’Odessa et l’immense zone portuaire ; Kuchurhan surveille une portion de 213 kms (dont 74 kms avec la Transnistrie), Kotovsk a en charge 400 kms (avec la Transnistrie), Otaci au nord, couvre 312 kms de frontière ; Chisinau à l’ouest, 411 km et Basarabeasca, au sud-ouest, 300 km.

Le budget dévolu à la mission de novembre 2007 à novembre 2009 est de 24 millions d’euros. Mode de gestion originale, le Conseil a décidé de confier la mission à la Commission, et l’exécution a été déléguée au programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Les Etats membres participant également par le biais de détachement du personnel technique spécialisé. La mission gère un programme, d’environ 10 millions d’euros, dénommé « Bommoluk », concentré sur l’équipement, le développement de l’analyse de risques et la formation des officiers chargés du contrôle des points frontières.

(NGV)

(1) Par commodité, j’utilise le terme de « Transnistrie » qui recouvre la région moldave de Transnistrie, pour désigner aussi la « République moldave de de Pridnestrovié ou de Transdrienstrie », sans que cela inclut de notre part une quelconque reconnaissance de cette République autoproclamée.