Elargissement de l’Otan : au ralenti

(BRUXELLES2) L’élargissement de l’OTAN pourrait être ralenti. C’est ce qui ressort de la réunion des ministres des Affaires étrangères des 26 de jeudi dernier. Si trois pays (Croatie, Albanie et Fyrom Macédoine) remplissent les critères techniques pour devenir membres de l’organisation de défense, seuls les deux premiers sont sûrs d’être admis, lors du sommet en avril à Bucarest. L’intégration de la Macédoine se heurte toujours à l’hostilité grecque qui estime que le nom « Macédoine » fait partie du patrimoine national, position soutenue par une très large partie de la population. Le secrétaire général de l’Otan, Jaap de Hoop Scheffer, garde cependant un secret espoir d’arriver « d’ici à Bucarest à une solution ».

L’Ukraine et la Géorgie ne semblent pas non plus prêtes d’intégrer le partenariat pour la paix. Plusieurs Ministres des affaires étrangères (Allemagne, France, Espagne, Benelux) estimant que la situation n’est pas mûre et qu’il ne faut pas offenser outre-mesure les Russes. Si ce refus se confirmait, il signifierait la première victoire de la diplomatie russe et son grand retour sur la scène européenne dans un bras de fer, devenu de plus en plus musclé, verbalement, qui l’oppose aux Occidentaux depuis plusieurs mois sur nombre de sujets (traité FCE, missiles, Kosovo, Otan…).

(NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).