Premier mort en opération pour l’Eufor

Premier mort en opération pour l’Eufor

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(BRUXELLES2) Un soldat français de l’Eufor au Tchad / RCA a été tué le 3 mars à la suite d’un accrochage avec les forces soudanaises. Il avait franchi « accidentellement » la frontière. Frontière considérée comme peu stable. C’est le premier incident de la force militaire envoyée au Tchad et Centrafrique pour protéger les réfugiés et déplacés nombreux dans cette zone,  à la suite des combats entre rebelles et forces gouvernementales dans la région du Darfour voisin.

(Mis à jour) Il s’agit du sergent Gilles Polin du 1er régiment parachutiste d’infanterie de marine (1er RPIMa) de Bayonne. Il a été élevé à titre posthume au grade d’adjudant et fait chevalier de la Légion d’Honneur. Ses obsèques se sont déroulées le 13 mars en présence du chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy.

C’est le premier incident suite à des actions violentes sur une opération de l’Europe de défense. Ou, pour être exact, le deuxième. En janvier 1992 – au moment où la politique européenne de la défense n’existait pas officiellement mais fonctionnait quand même -, en pleine guerre de Croatie, cinq observateurs européens – quatre Italiens et un Français – étaient décédés après que leur hélicoptère ait été atteint « par erreur » par l’armée de l’air yougoslave (serbe). « Un malheureux concours de circonstances  » lié à la « situation extrêmement difficile régnant dans l’espace aérien », avait expliqué, à l’époque, pince-sans rires, le ministère yougoslave de la défense.

Les missions européennes ont subi certaines pertes souvent par accident. Récemment, le 11 janvier, un hélicoptère des forces macédoniennes, MI-17, transportant des militaires de retour de la mission Eufor en Bosnie, s’est écrasé, faisant 11 morts (équipage et passagers).

(NGV)

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