EUFOR Tchad, pas d’avancée à la 3e Conférence de génération de force

Share

(BRUXELLES2) Alors que chacun espérait que la troisième conférence de génération de forces pour la mission militaire européenne au Tchad et République centrafricaine (Eufor) serait une réunion conclusive, le résultat est décevant.

Malgré les paroles encourageantes des Ministres de la défense, lors du conseil du 19 novembre, le général Nash, commandant l’opération, n’a pas recueilli l’engagement nécessaire des délégations présentes. Seules la Suède et la Finlande ont confirmé une participation supplémentaire : augmentation temporaire du contingent de 200 hommes à 490 hommes (selon l’autorisation donnée, mercredi, par le Riksdag) pour le premier ; envoi d’une unité médicale, pour le second. « Il serait temps que les responsables politiques prennent leurs responsabilités » explique un militaire.

Si Onze Etats membres participent à l’opération, trois pays majeurs (Royaume-Uni, Allemagne, Italie) restent ainsi étrangement muets (pour cause de budget argue-t-on, coté italien, pour d’engagement sur d’autres théâtres pur les Allemands et Britanniques). L’annonce par le Ministre allemand d’une contribution de 20 millions d’euros est une « supercherie », dénonce même un spécialiste. « Il s’agit ni plus ni moins que du montant obligatoire prévue par le mécanisme Athena ». Même le Portugal, qui préside l’UE, et la Slovénie, son successeur, n’ont rien annoncé (selon nos informations, la fourniture de 2 hélicoptères, pour l’un, et partie d’unité médicale pour l’autre, sont à l’étude).

Les moyens aériens (hélicoptères surtout) ainsi que logistiques (camions…) restent déficitaires par rapport aux besoins minimaux et compromettent le déploiement de l’opération (devant commencer en décembre jusqu’à mars).

(Paru dans Europolitique, 23 novembre 2007)