Les 27 pour une synergie sécurité – développement

(B2 – archives) Réunis en session conjointe, les ministres du Développement et de la Défense ont fait, le 19 novembre, des conclusions sur la sécurité et le développement, autour d’un axiome : « il ne peut y avoir de développement durable sans paix et sans sécurité ; il n’y a pas de paix durable sans développement et sans éradication de la pauvreté ». L’objectif pour l’UE est d’améliorer la synergie de ses politiques extérieures.

Les 27 souhaitent ainsi que la coopération au sein des instances du Conseil, et avec les services de la Commission et les États membres, soit améliorée, en particulier avec une meilleure « planification stratégique » des actions à court et moyen terme. Davantage de formations communes, de réunions ou de missions d’évaluation conjointes sont nécessaires. Il faudra aussi avoir «  des analyses et des examens stratégiques des situations politiques et des conflits, pour pouvoir assurer une planification et une action cohérentes dès les premiers signes de tension, d’instabilité et de fragilité ».

De même, dans le soutien aux réformes du secteur de la sécurité en cours dans les pays en développement, la coordination et l’échange d’informations doivent être « encore améliorées ».

En matière d’aide humanitaire, les conclusions sont plus concrètes. Le Conseil recommande ainsi de consulter les acteurs humanitaires « dès le début du processus de planification, pendant celui-ci et lors du suivi des missions militaires » ; d’assurer la coordination avec les acteurs humanitaires sur le terrain, lorsque des actions militaires sont nécessaires pour sécuriser l’espace humanitaire, par exemple en déployant des officiers de liaison.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Article paru dans Europolitique le 22 novembre 2007